Rilke
Chemins qui ne mènent nulle part
entre deux prés,
que l'on dirait avec art
de leur but détournés,
chemins qui souvent n'ont
devant eux rien d'autre en face
que le pur espace
et la saison.
Les quatrains valaisans
Garcia Marquez
"Votre devoir était de le dénoncer, dit le médecin.
- Je ne pouvais pas lui faire cela, répondit-elle scandalisé, je l'aimais trop."
Le docteur Urbino, qui croyait avoir tout entendu, n'avait jamais rien entendu de semblable qui fût dit d'une aussi simple façon. Il la regarda en face, ses cinq sens en alerte, afin de la fixer dans son souvenir telle qu'elle était en cet instant: impavide dans sa robe noire, elle semblait une idole fluviale avec ses yeux de serpent et sa rose à l'oreille.
L'amour au temps du choléra
Camille Claudel
L'âge mûr
"Ma sœur Camille, implorante, humiliée à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, et savez-vous ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous vos yeux, c'est son âme." Paul Claudel
La valse
Les causeuses
La vague
L'abandon
Persée et la Méduse
Rupestre
MCCARTHY
Nymphéas de Monet
(mes tableaux préférés, hypnotiques)
Estampe
(une de mes estampes, datée de 1810)
Souvenir de l'été au coeur de l'hiver
2008 à 2010
J'ai retrouvé au fin fond de mon vieux netbook les listes de mes lectures de 2008 à 2010. Bon alors disons-le tout de suite: il en manque certainement (j'ai d'ailleurs extirpé de ma mémoire Un bon jour pour mourir et La défense Loujine, donc il doit y en avoir d'autres), je ne prend pas en compte les nombreux livres dont je n'ai lu qu'un morceau plus ou moins long pour diverses raisons, ni les relectures, ni les livres de science-fiction ou fantasy que j'aime lire de temps en temps, surtout chez Lunes d'Encre. Bref, ce n'est pas vraiment représentatif de quoi que ce soit en fait... mais ça me fait plaisir et c'est pour la postérité dirons-nous.
Juillet à Décembre 2008 (19)
- Les Enfants de minuit, Rushdie
- Le Tambour, Grass
- Le vieux qui lisait des romans d'amour, Sepulveda
- Cent ans de solitude, Garcia Marquez
- L'Enchanteresse de Florence, Rushdie
- Le loup des steppes, Hesse
- Moby Dick, Melville
- Désert, Le Clezio
- Sa majesté des mouches, Golding
- Ada ou l'ardeur, Nabokov
- Le livre de la jungle, Kipling
- Raga, Le Clezio
- Un roi sans divertissement, Giono
- Le chevalier inexistant, Calvino
- Pourquoi j'ai mangé mon père, Lewis
- Jonhatan Livingston le goéland, Bach
- Mort à Venise, Mann
- Le Pingouin, Kourkov
- Pedro Paramo, Rulfo
2009 (42)
- Sous le soleil de Satan, Bernanos
- Machenka, Nobokov
- Voyage au bout de la nuit, Céline
- Orgeuil et préjugés, Austen
- Givre et sang, Cowper Powys
- Eugène Onéguine, Pouchkine
- "Art", Reza
- Hommes de maïs, Asturias
- L'Aleph, Borges
- Sur les falaises de marbre, Junger
- La Mouette, Tchekhov
- Alexis Zorba, Kazantzakis
- Au bord de l'eau 1/2
- Roi, dame, valet, Noabokov
- Histoire d'une mouette et du chat qui lui appris à voler, Sepulveda
- Le grand Meaulnes, Fournier
- Faust au village, Giono
- Les âmes mortes, Gogol
- Médée, Anouilh
- Merlin (livre du graal)
- Ubu roi, Jarry
- Quatuor d'Alexandrie, Durell
- Le Guépard, Lampedusa
- Le bruit et la fureur, Faulkner
- Le nommé Jeudi, Chesterton
- Tendre est la nuit, Fitzgerald
- L'art du roman, Woolf
- Les frères Karamazov, Dostoievski
- La Cerisaie, Tchekhov
- L'oncle Vania, Tchekhov
- Les trois soeurs, Tchekhov
- Un tramway nommé désir, Williams
- Virginia Woolf, Viviane Forrestier
- Lady McBeth au village, Leskov
- Les Hauts de Hurlevent, Bronte
- Martin Eden, London
- Gatsby le magnifique, Fitzgerald
- Solal, Cohen
- Le gout sucré des pommes sauvages, Stegner
- Au coeur des ténèbres, Conrad
- La ferme des animaux, Orwell
- Le tour d'écrou, James
2010 (26)
- Légendes d'automne, Harrison
- Un bon jour pour mourir, Harrison
- Le roi des Aulnes, Tournier
- Sanctuaire, Faulkner
- Journal d'un tueur sentimental, Sepulveda
- Vipère au poing, Bazin
- La mort du roi Tsongor, Gaudé
- L'insoutenable légéreté de l'être, Kundera
- Le soleil des Scorta, Gaudé
- La vierge froide et autres racontars, Riel
- La montagne de l'âme, Xingjiang
- Le tigre blanc, Adiga
- Tandis que j'agonise, Faulkner
- Sartoris, Faulkner
- Lumière d'Aout, Faulkner
- Point Oméga, DeLillo
- Ouragan, Gaudé
- Vice caché, Pynchon
- Les jeux de la nuit, Harrison
- Suite(s) impériale(s), Ellis
- Sanctuaires ardents, Mosby
- Pylone, Faulkner
- Parle leur de batailles, de rois et d'éléphants, Enard
- La défense Loujine, Nabokov
- Histoires extraordinnaires, Poe
- La lettre écarlate, Hawthorne
Conrad
"Et une seule parole va loin parfois, très loin; elle peut semer la ruine à travers le temps, comme les obus volent à travers l’espace."
Lord Jim
Bolchoi
Vaslav Nijinski
"Lorsque l'on s'est élevé dans les airs, on n'a qu'une envie: y rester."
"Je suis Dieu en l'homme. Je suis ce que le Christ ressentait. Je suis le Bouddha. Je suis un Dieu bouddhique et toutes les sortes de Dieu. Je connais tout le monde. Je sais tout. Je fais semblant d'être fou pour atteindre mes buts."
Cahiers
Dès 1919 il sombre dans la folie, il a à peine 20 ans...
Victoire de Samothrace
Melville
"Tout ce qui rend fou et qui tourmente, tout ce qui remue le fond trouble des choses, toute vérité contenant une partie de malice, tout ce qui ébranle les nerfs et embrouille le cerveau, tout ce qui est démoniaque dans la vie et dans la pensée, tout mal était pour ce fou d'Achab, visiblement personnifié, et devenait affrontable en Moby Dick."

"Ce qui faisait dresser Achab en pleine horreur, ce n'était pas la conscience de sa folie. Il ne jaillissait pas de son hamac terrifié à l'idée de cette impitoyable détermination rusée qu'il mettait à chasser la Baleine Blanche. Non, dans le sommeil, l'essence même de son âme, délivrée du joug de son esprit, se révoltait et cherchait à s'enfuir de lui comme d'un terrible compagnon.
Mais l'esprit ne peut exister que soudé à l'âme, et Achab devait tout vaincre pour imposer même aux dieux et aux démons sa volonté indépendante qui voulait frapper son but par-delà même les dieux et les démons."

"Qu'est-ce que c'est? quelle est cette chose sans nom, insondable et surnaturelle? quel dieu sournois, quel terrible roi sans remords me commande, pour que malgré les désirs naturels et l'amour, je continue à me sentir poussé, bousculé, forcé, et que je m'apprête à faire follement ce que mon propre coeur naturel n'ose même pas concevoir? Est-ce qu'Achab est Achab? Dieu... est-ce moi? ou qui est-ce qui me lie les bras?"
Moby Dick
Moïse de Michel Ange, pour le tombeau de Jules II
Cheval à la herse de Pierre-Louis Rouillard
Amour et Psyché d'Antonio Canova
Toshiro Mifune
Biolay
Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l'Italie
Et les pas des passants
L'éternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie, mon enfant
Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l'étang
Si tu veux tes amis
Près de toi, tout le temps
Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps
Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l'on perd souvent ta trace
Dès qu'arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe, mon enfant
{Refrain}
Ça n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ça n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou, plutôt sans
Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage
Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide, mon enfant
{Refrain}
Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille, rouge sang
Si tu as peur de la foule
Mais supportes les gens
Si tes idéaux s'écroulent
Le soir de tes vingt ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n'es qu'une pierre qui roule
Roule, mon enfant
{Refrain}
Ton héritage





















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